Musique

  • Ma belle forêt!

    LYUBEN KARAVELOV

    QUE TU ES BELLE, MA FORÊT!

    Que tu es belle, ma forêt -

    Respires la jeunesse,

    mais tu inspires à nos âmes

    chagrins et tristesses:

    celui qui voit tes douces beautés

    t'aimera pour toujours -

    et il voudrait à tes ombres

    passer l'ultime jour;

    et un autre qui a raison

    de te quitter un jour -

    il ne pourrait toute sa vie

    achever son amour.

    Tes blancs hêtres, tes grands chênes,

    tes feuillées épaisses

    et les fleurs, et l'eau fraîche,

    les moutons qui paissent,

    la pivoine et les herbes,

    et toute la fraîcheur,

    tout cela, je le dis, tombe

    en pierre dans le cœur,

    le cœur qui est toujours enclin

    à verser des larmes

    quand il ressent le beau printemps

    répandre ses charmes,

    faisant partir la vieillesse

    qui n'a plus de chance -

    et dans le froid, sous la neige

    la vie recommence!

    Traduit par Parvan Parvanov 

     

    Et voici la chanson  populaire:   https://www.youtube.com/watch?v=q2NDS6-QHNg

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  • Исихия - Ветре / Isihia - Le Vent /The MAGIC Of Bulgarian Voices & Music - Vetre / WIND - Gold collection

    http://www.youtube.com/watch?v=Dtktd_AZpdo&feature=related

    The Mystery Of Bulgarian Voices - GRAMMY WINNER 1989 - 32nd Annual GRAMMY Awards. CATEGORY-Best Traditional Folk Recording

    Ветре ле, морянино льо,

    я вей, ветре ле, я не вей, (2)

    далек ми гласи отнеси.

    Че имам любе овчарин,

    да чуе да се спровикне,

    ...да доди да ни помогне,

    да ни ръкои извързи

    La chançon "Le vent " de groupe Isihia -la magie des voix et musique   bulgares !

    Album; Isihia; song-Vetre
    Isihia is the musical answer to the questions "Who are we?", "Where do we come from?", "What cultural and historical traditions do we have?".
    Isihia is the sound tangle of pure folklore motifs of the Bulgarian song and melody, the Hesychast sound of the Christian singing, the mystery of the Balkan spirit and the romance of national drama in Bulgarian history.
    Isihia is the musical tale of the times of the most genuine belief in the history of the Bulgarian spiritual life -- Hesychasm.
    Isihia is the musical glance back to the history of the Bulgarians.
    The very end of the 20-th century was a time of severe trial for the Bulgarian people and the Balkan peoples as a whole, whose belonging to the European Christian civilization both in geographical and cultural, as well as in historical aspect is certainly doubtless. Most threatening to the Bulgarian nation today are not the political failures, the economic instability, not even the demographic collapse, but the weakness and impersonality of spirit. In such times, each nation turns to the stronghold of its traditions and history where its hidden strength lies. It is to reach the roots of that strength and to draw invigorating spirit from the shell of the Bulgarian identity that Isihia was born for, Isihia -- the bridge from the past to the present. The ancient spirit of the Bulgarian land, whose roots have been marked by the cultures of Thraceans, Romans, Slavs, Proto-Bulgarians, Byzantines and Ottoman Turks -- a spirit combining the pagan and Christian traditions is the strength giving inspiration and creating the musical aesthetics of Isihia.

    The name "Isihia" epitomizes the search for the conceptual link making a reference to the Hesychast religious movement that occurred in the last years of the Byzantine existence and the Second Bulgarian Kingdom. The Hesychasts of those times believed that everything mortal was doomed to death but what had to be saved and what had to survive were the spirit and the Orthodox faith. On the eve of the Ottoman occupation of the Balkan Peninsula, the Hesychast movement of the 14th century returned to the pure faith of the first Christians as a reaction to safeguard the Balkan Orthodox identity. In the very beginning of the 21st century, Isihia is going back to the Middle-Age Hesychast concept bearing the initial Christian ideas, which are so necessary today with their true faith, intact morale and genuine dedication of spirit. To the Middle-Age Christian person the word "Isihia" referred to the essence of Hesychast ideas and its literal meaning was silence, contemplation, peace -- the spiritual practice to accomplish the mystic union with God.

  • "Natalia"- Liliane Guignabodet

    Natalia"- Liliane Guignabodet- Grand prix du roman de l'Academie Française-1983

    Une jeune fille rêveuse,belle et tendre dans la Bulgarie de la seconde moitié du dix-neuvième siècle;une véritable héroïne romanesque au sein d'une famille d'artisans-telle est Natalia.

    Dès sa rencontre avec Velko,maître bourrelier,c'est l'affirmation d'un amour tendre dans une société encore archaïque où les Slaves et leur piété mystique se heurtent aux Turcs et à leurs exactions fanatiques.

    Après une traversée épique de cette Bulgarie où bandits et moines règnent à égalité,le couple s'installe à Sofia pour avoir des enfants ,affirmant sa volonté de vivre malgré les difficultés inhérentes de l'Histoire,aux affaires balcaniques et à la condition sociale.

    Natalia est une fresque qui se déroule avec plénitude, sans accroc,comme un beau fleuve de vie,dans la tradition des grandes romans à la slave où l'amour est l'éternelle aventure.

    "  Chant d'amour,hymne à la vie humble,ce grand romand'une sensualité ingénue est d'un écrivain accompli, en possesion de toute la maîtrise de son art."

                                                    Josane Duranteau ,le Monde

     http://www.chansonsbulgares.org

    « Qu’est-ce que la poésie populaire ? Je la définirais, pour moi, celle des nations illettrées : poésie essentiellement orale, faite par tout le monde et pour tout le monde. […] Mais quand la poésie savante ou écrite naît, l’heure du déclin a sonné pour sa sœur aînée ; celle-ci ne s’accommode point de la culture, pas plus qu’une violette sauvage, transplantée dans un jardin, n’y prospère et ne s’acclimate. Sa destinée ordinaire est alors d’être vouée à l’abandon, à l’oubli ; la paysanne qui a pris des habits de ville, l’écolier devenu adolescent, ne jettent pas un œil plus dédaigneux sur les beaux atours d’autrefois ou sur les jouets de l’enfance, qu’un peuple, entrant dans l’âge viril, sur l’art trop simple, lui paraît-il maintenant, qui jadis faisait ses uniques délices. […] La versification bulgare, fondée sur le nombre des syllabes et sur l’accent, lequel reste le même que dans la langue parlée, comprend des vers dont les syllabes varient en nombre de quatre à quatorze. Mais les deux espèces qui prédominent de beaucoup sont le vers de huit syllabes et celui de dix, coupé de deux manières : après la quatrième syllabe, c’est le vers épique […] de notre Chanson de Roland, et après la cinquième, combinaison qu’on a rapportée à la strophe saphique » (Dozon [1875], pp. V ; XVIII-XIX).

    « Un recueil important paraît encore avant la libération de la Bulgarie de la domination ottomane en 1878 : Chansons populaires bulgares inédites (Paris, 1875) d’Auguste Dozon, consul français à Plovdiv. Dans le recueil de Dozon, les chansons sont présentées dans leur version originale et en traduction française, ce qui facilite pour les étrangers la connaissance de la chanson populaire bulgare. L’importance de cet ouvrage augmente à la veille de l’insurrection d’avril 1876 (la plus grande insurrection bulgare menée contre les Turcs), au moment où l’attention de l’Europe est attirée par la Bulgarie » (Stoykova [2001], p. 202).